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Coquilles d’œufs, marc de café, tiges de fleurs, épluchures d’oignon, peaux de banane, fruits et légumes non consommés… Et si je vous disais qu’il est désormais possible de transformer des déchets alimentaires en objets utiles au quotidien ! Il existe un nouveau type d’imprimante 3D capable de transformer les restes alimentaires en tasses, sous-verres, porte-gobelets et bien d’autres. Cette invention, baptisée Foodres.Ai Printer, vise à valoriser les déchets avant qu’ils ne finissent à la poubelle, favorisant ainsi l’économie circulaire. Elle utilise une application connectée et un modèle de détection d’objets basé sur l’IA.
Une imprimante 3D innovante conçue par des chercheurs du MIT
On doit cette innovation à des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), un institut de recherche américain basé à Cambridge. Ils l’auraient conçu pour trouver une solution durable aux problèmes de déchets alimentaires qui ne cessent d’augmenter chaque année. En effet, tous les ans, près d’un milliard de tonnes de nourriture sont jetées, ce qui a un impact majeur sur l’économie, l’environnement et la société.
Avec la FOODres.AI, ces chercheurs souhaitent offrir à chaque foyer un moyen de gérer ses propres déchets et de transformer le recyclage alimentaire en une activité créative et stimulante. Pour eux, cette imprimante 3D pourrait bientôt devenir un appareil indispensable dans les cuisines.

Processus de fonctionnement simplifié
La FOODres.AI serait facile à utiliser, car il suffit de déposer les déchets alimentaires et l’imprimante 3D s’occupe de tout. Elle utilise une application mobile pour les scanner, identifier les matériaux imprimables et analyser les conditions d’impression.
Une fois l’objet identifié, l’application suggère des idées de produits à fabriquer. Par la suite, elle mélange les déchets alimentaires avec des additifs pour créer une pâte bioplastique imprimable. Après quoi les utilisateurs sélectionnent et impriment des objets créatifs ou fonctionnels. Ils ont la possibilité de choisir parmi des modèles prédéfinis ou créer leurs propres objets.
La pâte bioplastique est transférée vers un système d’extrusion chauffant qui moule le matériau couche par couche. En fonction des matériaux disponibles, la FOODres.AI peut ajuster la texture et la couleur du produit final.
Créer divers types d’objets à moindre coût
Comme susmentionné, il est possible de créer divers types d’objets avec cette imprimante 3D nouvelle génération, entre autres, des boîtes, des sous-verres, des porte-œufs, des gobelets, etc. La FOODres.AI permet de créer des objets utiles au quotidien ou des décorations à moindre coût, mais aussi de réduire les émissions de méthane et l’utilisation de matières plastiques dérivées du pétrole.
Le designer Biru Cao, un des créateurs de l’appareil, souligne que cette imprimante 3D peut être utile dans les foyers et les collectivités. Avec la FOODres.AI, les chercheurs incitent les citoyens à devenir des acteurs actifs dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la crise écologique.
L’imprimante 3D, une technologie qui évolue rapidement
Autrefois limitées aux plastiques et aux métaux, les imprimantes 3D ne cessent d’évoluer. Par ailleurs, elles ne sont plus réservées à certains secteurs comme le transport, l’ingénierie ou le design pour la création d’objets sur mesure. D’autres domaines comme la restauration et la santé les utilisent depuis quelques années.
Dans le domaine de la santé, par exemple, les imprimantes 3D sont déjà utilisées pour créer des tissus synthétiques (peau et vaisseaux sanguins). Qui sait, des organes imprimables en 3D pourraient bientôt être une réalité avec l’évolution rapide de cette technologie.
Dans le secteur de la restauration, de plus en plus de restaurants s’intéressent également à cette dernière, avec les diverses possibilités qu’elle offre. Citons l’exemple de Food Ink, le premier restaurant éphémère à proposer des assiettes, des couverts et de la cuisine concoctée à l’aide d’imprimantes 3D. Avec la FOODres.AI, cette technologie va, peut-être, se démocratiser encore plus, car elle pourrait bientôt s’inviter dans les foyers.
